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Anthony Lopes a pris son envol


Ce début d’automne 2014 est un tournant dans la carrière d’Anthony Lopes. A 24 ans, il vient d’être convoqué dans le groupe du Portugal pour affronter la France, le gardien de but né à Givors a pris son envol.




Lopes dégage désormais une sérénité communicative et apparait comme le vrai leader de la défense.

Le style: explosif et spectaculaire

Il a une explosivité bien au-dessus de la moyenne. Détente élastique et temps de réaction court, couplés à un style aussi spectaculaire qu’imprévisible. On aurait tendance à le catégoriser à tort dans la catégorie des gardiens de petite taille, mais avec son mètre quatre vingt-quatre, Lopes est 3 cm plus grand que Grégory Coupet, par exemple. L’illusion d’une taille limitée provient plus probablement de son gabarit plus léger, loin de la stature d’un Ruffier par exemple, ainsi que de sa posture – souvent penché vers l’avant, les appuis vers la pointe des pieds. L’école Bats.

Lopes a rapidement sur s’appuyer sur ses qualités naturelles dans les phases où le gardien lyonnais réagit au jeu : les arrêts. Ses réflexes et sa détente ont fait découvrir au public un gardien porté sur le spectaculaire, bloquant peu de ballons, préférant claquer ou boxer. Un style plus Barthez que Coupet.
A ses débuts, l’acrobatique Lopes a affiché des limites dans d’autres domaines, comme les ballons aériens et les coups de pieds arrêtés. Courageux mais souvent à la limite, il s’est longtemps contenté de boxer les ballons, et de rester proche de ses 6 mètres, affichant une zone d’influence limitée autour de son but.

Lecture des trajectoires

Les progrès d’Anthony Lopes sur phases arrêtées sont palpables. Il a clairement franchi un palier sur deux fondamentaux : la lecture des trajectoires et la prise de décision Cela a été frappant lors du match à Nantes notamment : Lopes entame sa course très tôt sur les coups de pieds arrêtés. Cette faculté à prendre vite la décision, couplée à sa lecture des trajectoires, lui permet de rayonner bien plus loin dans sa surface. Plus serein et en avance, il est désormais capable de bloquer un plus grand nombre de ballons puisqu’il arrive à la retombée de la balle un quart ou une demi-seconde plus tôt.

Il rappelle beaucoup Coupet à ce niveau, qui compensait sa taille moyenne par une exceptionnelle lecture du jeu. Lopes ne subit pas : il agit. Parfois encore un peu trop, comme en témoignent encore quelques sorties un poil aventureuses, comme face au PSG il y a quelques semaines.

Lopes apparaît légèrement plus efficace statistiquement sur ce début de saison. Malgré des débuts délicats de la part de l’OL et une défense douteuse face à Metz ou Lens, Lopes affiche un taux d’arrêt en progression : 1,76 arrêt pour 1 but encaissé en 2013/2014 vs. 1,88 cette saison.

Jeu au pied et duels, les failles

Gaucher comme Lloris, Lopes partage avec le Niçois un jeu au pied approximatif. Sur cette saison, il n’a réussi que 57% de ses relances, loin de références en Ligue 1 comme Sirigu (86%) ou Enyeama (76%). Il est certain que le style de jeu d’une équipe influence également ce type de statistiques. Lopes est celui, en moyenne, qui va chercher la relance la plus longue, proche du camp adverse (46 mètres), là où Sirigu et Enyeama se situent à 35 mètres.

Son gabarit le dessert encore dans les duels en un contre un, où il doit prendre plus d’espace et livrer moins d’indications aux attaquants adverses, à l’image d’un Enyeama.

Le Portugal, la prochaine étape ?

Après avoir porté les couleurs des espoirs portugais, il a manqué de le Mondial du Brésil, puisqu’il a fait partie des pré-convoqués par Paulo Bento, qui a choisi d’emmener les expérimentés Beto, Rui Patricio et Eduardo. Fernando Santos, le nouveau sélectionneur portugais, a appelé le Lyonnais en compagnie de Beto et Rui Patricio.

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